Quand le retard environnemental nous rattrape.

Depuis plusieurs mois les critiques pleuvent sur le Partenariat Public Privé (PPP). Les défenseurs de contrats de PPP font valoir ses avantages en temps de crise. Ils permettent de faire vite, de gagner du temps, de tenir les délais et de réaliser des investissements qui n’auraient pas pu être inscrits autrement au budget des collectivités.

Dans notre dernier article, nous vous avions fait état de la situation de l’eau et promis de revenir sur d’autres sujets, tels les déchets, où la gestion est entièrement Martiniquaise.Depuis des années nous observons le ‘’zanzolage’’ politicien sur cet important sujet qui est très encadré par des lois et règlements. De ces textes est né le concept du Développement durable, ce concept très galvaudé revient dans tous les grands discours, qui petit à petit glisse vers la ‘’bêtise durable’’.

De ce fait,  nos différents élus et autres services qui gèrent notre environnement, ne parviennent pas à valoriser nos différents déchets afin de laisser à nos enfants un bon héritage environnemental. Les fondamentauxsont mis à l’écart, dans les Cahiers de Clauses Administratives Générales (CCAG) de certains marchés publics, il ne figure même pas de clause indiquant à l’entreprise que dans l’opération, il est préconisé l’usage de matériaux à recycler. 

Faire une loi et ne pas la faire exécuter, c’est autoriser la chose qu’on veut défendre, ce sentiment se confirme dans ces beaux projets qui sont transposés dans notre île par des concepteurs qui ne tiennent pas compte de la règlementation en vigueur, d’où cet échec cuisant et tout ce retard pris dans le domaine de la valorisation des déchets.

En notre qualité de membresde différentes Commissions Consultatives de ServicePublic Locales, (CCSPL), du fait de la mauvaise gestion du traitement des déchets, nous avons attiré l’attention de nos dirigeants sur les conséquences prévisibles sur notre environnement.

Considérant qu’il y avait urgence etque ces collectivités n’avaient pas les moyens financiers pour une bonne réponse à cette situation, nous avons toujours proposé le PPP, pour lequel le refus catégorique et non justifiéde certaines collectivités nous a toujours interpellés. Cette situation ne fait que conforter l’appétit pantagruélique de certains, tout en mettant en péril le portefeuille de nos administrés, qui, quoi que l’on fasse, sont les payeurs des échecs politiques.

En termes de valorisation des déchets, où sont les filières ? Où est l’intervention de la puissance publique ? Nous avons des exemples à la pelle à vous livrer. Selon un rapport que nous avons récupéré à Paris, nous constatons, avec amertume, qu’il n’y a pas un centime pour financer ces retards.

Le 19 décembre 2012, le Conseil Général réunit en séance publique, nous a présenté la commission de suivi du Plan Départemental d’Elimination des Déchets Ménagers et Assimilés, (PDEDMA), il en est ressortiqu’il y a urgence à mettre en place une vraie politique locale pour gérer cette situation.

Pour le profane, il est très difficile de lire ce qui n’y est pas inscrit dans cet important et remarquable document de travail, conçu par les services administratifs. Nous concernant, nous confirmons le très grand retard, tout en indiquant la rapidité du coup politique, qui facilite la mise à l’écart de tout débat, pas de vagues…

Mais la réalité est là, implacable, on peut tromper certains, certains pour toujours, mais on ne peut tromper éternellement. Nous concernant, nous disons que c’est du dilatoire qui ne pourra pas durer longtemps, car il n’y a pas de hasard, la décharge de la Trompeuse porte bien son nom, elle trompe actuellement les services de l’État et nos politiques.

La valorisation des déchets, la mise en place des filières, tous ces beaux discours ne sont que palabres, il nous suffit de regarder ce qui se fait dans les travaux du TCSP pour bien comprendre notre triste réalité.

Voilà un chantier qui peut recevoir en fond de route les matériaux recyclables provenant des démolitions des bétons du BTP, ainsi que des cendres de l’incinérateur, ces dernières sont actuellement mises en décharge et nous reviennent au gré du vent dans l’air que nous respirons. 

C’est à ce titre que nous disons, que si nos maîtres d’ouvrages publics ne donnent pas le bon exemple, Pour Une Martinique Autrement, comment faire comprendre à la population qu’il y a intérêt à préserver notre environnement par la valorisation de nos déchets.

                                                                       Pour l’association écologique PUMA

                                                                       Le Président Florent GRABIN 

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